Toutes les météorites sont très précieuses

La météorite carbonée ALLENDE

Allende meteorite 141 g 1

Après un flash et de violentes détonations, la météorite "ALLENDE" s’est abattue à 1 heure du matin le 8 février 1969 près du village du même nom, situé dans la province de Chihuahua, au Mexique. Environ deux tonnes de débris ont été ramassés en 25 ans sur une surface elliptique de plusieurs centaines de Km2 ! Tous les collectionneurs de météorites possèdent un échantillon de cette célèbre carbonée CV3.
Allende est une météorite exceptionnelle classée chondrite carbonée CV3. Elle est constituée d'un agrégat contenant (en plus des chondres) un mélange de silicates, de métal et d’inclusions blanches dites CAI (Calcium Aluminium Inclusions), le tout englobé dans une matrice qui "cimente" l'ensemble. Les inclusions réfractaires CAI de la météorite Allende sont considérées comme les plus vieux objets de notre système solaire. Elles se sont formées à très haute température et sont datées de 4,57 milliards d’années ! Dès le début des années 70, Allende est vite devenue « la pierre de Rosette de la planétologie » pour les cosmochimistes.
Fragment de 143 grammes avec croûte de fusion.

NWA 6145 : Rumurutiite !

Nwa6145 7 13 g a
Nwa6145 7 13 g b

NWA 6145 est une pierre fraîche (W0-S4 bréchique) de 310 g découverte en 2009. Elle est classée chondrire R5.

Talon mince de 7,13 g avec une large face polie.

Les Rumurutiites sont de très rares météorites. On a autrefois connu ce groupe sous la dénomination « Lacs Carlisle Meteorites », suite à une météorite qui fut trouvée dans ce lieu, en Australie, en 1977. Le groupe est depuis l'année 1993 renommé R, pour "Rumuruti", suite à une chute observée au Kenya, en 1934. La Météorite de Rumuruti est d’ailleurs la seule chute observée de ce groupe, et seulement un petit fragment a été préservé depuis 1938 dans la collection du Musée Humboldt de Berlin, en Allemagne. La plupart des chondrites R appartiennent au type pétrologique 3, et sont parfois bréchiques. 

La météorite de BASSIKOUNOU

Bassikounou a
Bassikounou b
Bassikounou 8 7 g a
Bassikounou 8 7 g b

La chute de la météorite Bassikounou a été observée le 16 octobre 2006 près de la localité de Bassikounou, dans la région de Hodh Ech Chargui, au sud-est de la Mauritanie, tout près de la frontière avec le Mali.
L’ellipse de chute de Bassikounou fait 8 kilomètres et la masse totale connue est de 46 kilos.
Bassikounou est une chondrite ordinaire classifiée H5.

Pierre complète de 20 g avec sa croûte de fusion fraîche, et demi-pierre de 8,7 g avec face polie.

Chondrite primitive

Nwa1289 a
Nwa1289 b

NWA 1289

Chondrite primitive classée H3.8

Une pierre de 288 g a été découverte au début des années 2000 dans le Nord ouest du Sahara.

C'est un type rare de météorite. Les chondres sont vraiment magnifiques.

Plaque polie de 2,7 g avec croûte de fusion au dos.

La météorite GAO

Gao 50 g a
Gao

GAO, Burkina Faso

Cette météorite, classée chondrite H5, est tombée le 5 mars 1960 vers 17h. Après 3 violentes détonations dans le ciel, les témoins ont vu tomber des milliers de pierres, éparpillées de la plus petite à la plus grosse dans une ellipse d'une quinzaine de kilomètres de long.

Dans les années 90, cette météorite était le "tout venant" de la chondrite. Des centaines de pierres étaient proposées aux collectionneurs. Deux décennies plus tard, comme pour toutes les chutes, elle est devenue plus rare et sa valeur a augmenté.

Piette complète de 50 g avec sa croûte de fusion bien fraîche.

Chondrite carbonée CK6

Nwa10551 a
Nwa10551 b

NWA 10551

C'est un rare type de météorite, classée chondrite carbonée CK6.

Une seule pierre de 118 g a été découverte dans le Nord ouest du Sahara et reconnue en février 2015.

Jolie plaque polie de 4,9 g avec croûte de fusion au dos.

Les chondrites de type CK sont nommées d’après la météorite de Karoonda, tombée en Australie en 1930. Le nombre de météorites de cette classe est resté très limité jusqu’à la découverte de la richesse des déserts chauds et froids (38 de ce type dans les collections mondiales en 2016). 
 On a pensé pendant très longtemps que, comme les autres chondrites carbonées, les CK restaient proches du type primitif 3 (la majorité étaient soit classifiées CK3, soit CK4). La découverte de météorites de type CK5, puis CK6, a montré qu'une altération métamorphique, même intense, était monnaie courante pour ce groupe de chondrite, au contraire des autres classes de chondrites carbonées pour lesquelles cela reste exceptionnel.  
De nature très oxydées et très riches en matrice (75%), les CK sont rapprochées des CO et des CV de par leur rapport isotopique de l’oxygène, et par certains comportements chimiques proches. Il est d’ailleurs à noter que quelques chondrites CK furent tout d’abord classifiées en CV4 ou CV5...

L'achondrite diogénite NWA 7831

Nwa7831 32 g a
Nwa7831 32 g b

L'achondrite Diogénite NWA 7831

Belle météorite de type Achondrite Diogénite (famille des HED) découverte en 2013 dans le Nord-Ouest du Sahara. Elle est très similaire à la célèbre Tatahouine tombée en Tunisie le 27 juin 1931 vers minuit. Pour la petite histoire, ce soir là, des sentinelles observent une énorme boule de feu tomber du ciel, toute la garnison est alors prise de panique. Très vite, on s'aperçoit qu'il s'agit en fait d'une pierre tombée du ciel (une météorite). Au petit matin, les plus gros fragments sont sommairement recueillis (12kg) pour être envoyés à Paris aux fins d'analyse. Le reste, d'aspect vitreux et verdâtre, est abandonné sur place un temps, faute d'intérêt. 

Nous savons aujourd'hui que Tatahouine et sa jumelle NWA 7831 sont originaires du manteau du gros astéroïde Vesta qui circule entre Mars et Jupiter.

Joli fragment de 32 grammes.

Achondrite EUCRITE

Nwa eucrite 9 g a
Nwa eucrite 9 g b

Il s'agit d'une météorite tombée il y a peu et découverte dans le Nord Ouest du Sahara. Elle a été classée en achondrite eucrite.

Fragment de 9 g avec sa croûte de fusion noire, fraîche et vernissée typique des eucrites.

Les achondrites HED (Howardites, Eucrites, Diogénites) sont des météorites dites différenciées dans lesquelles les silicates ne coexistent plus avec le fer-nickel (ou en quantité négligeable). Elles sont le résultat de la différenciation de matériaux primitifs dans un même corps. Cette séparation a conduit à une nouvelle structure avec un cœur métallique de forte densité (environ 8Kg/L) et une croûte formée de couches de roches magmatiques plus légères (environ 3Kg/L), à l'origine des HED. L’astéroïde qui est la source commune des HED a été identifié : il s’agit de Vesta, situé entre Mars et Jupiter dans la ceinture d’astéroïdes. Il fut observé pour la première fois en 1807 par l’astronome Heinrich Ölbers.

Achondrite EUCRITE type MILLBILLILLIE

Eucrite type millbillillie 12 15 g a
Eucrite type millbillillie 12 15 g b

Cette météorite d'un poids total de 20,45 g a été découverte en Algérie, puis vendue à un négociant à Agadir en 2011. 

Après analyse, il s'agit d'une achondrite eucrite basaltique, très similaire à la chute Australienne de Millbillillie.

Demi-pierre de 12,15 g.

Basaltic eucrite with fresh fusion crust Doleritic texture with about 60% exsolved pyroxenes, plagioclase, silica and oxides.  Millimetric augites and pigeonites exsolved. Bimodal plagioclase laths 1-2 mm and 0.1-02 mm; also poikilitaly enclosed in pyroxenes. Numerous micrometric pyroxenes poikilitaly enclosed in plagioclase. Minor interstitial silica with micrometric sulfide inclusions. Cr-spinel and ilmenite. plagio An83; pigeonite Fs55-62±1Wo3-7,FeO/MnO=40±2; augite Fs 52-29,  Wo14-41. Basaltic EUCrite 
5.26 g is on deposit at UPVI.

L'achondrite primitive TAFASSASSET

Tafassasset meteorite 1
Tafassasset meteorite

La météorite TAFASSASSET se décline en 26 pierres pour un poids total de 114 Kg, toutes découvertes entre 2000 et 2001 dans une ellipse de chute située dans le désert du Niger.

Plaque polie de 33,8 grammes (provenant de Alain CARION).

Tafassasset est une météorite très particulière qui semblait au départ avoir un lien étroit avec les chondrites CR (type Renazzo).  Mais l'évidence suggère aujourd’hui qu’il s’agit en fait d’une achondrite primitive. En effet, une étude de sa pétrologie a été entreprise pour mieux connaître la géochimie et l'histoire de la formation de cette météorite. Dans les  sections minces examinées, elle montre une texture recristallisée sans chondre, bien qu'ils en aient été rapportés. Les analyses avec la microsonde électronique révèlent une olivine homogène. Il est vrai que les différentes pierres de la météorite ont une composition isotopique de l'oxygène légèrement différente pouvant faire penser soit à une chondrite CR, soit à une achondrite. Mais des calculs thermodynamiques ont montré que Tafassasset a partiellement fondu sur son corps parent. Une comparaison plus poussée entre les chondrites CR,  et des achondrites anomales indique que Tafassasset ressemble beaucoup à deux achondrites primitives (LEW88763 et Divnoe), ainsi qu’au type brachinite. Le résultat de cette comparaison exclut de fait la possibilité que Tafassasset se soit formée par la fonte partielle d'une chondrite CR. La météorite Tafassasset est donc bien une achondrite primitive. Elle est un tout petit fragment d’un énorme corps rocheux qui a subi une fonte incomplète et qui n’a jamais atteint l'homogénéité. Elle est le pont entre les chondrites et les planètes différenciées.

La météorite lunaire NWA 10172

NWA 10172

(Appariée à NWA 7834, 7948, 8306, 10149, 10203, 10263, 10272, 10291, 10317, 10376, 10546, 10599, 10644, 10810, 10989, 11185 & Galb Inal)

Achondrite d'origine lunaire "feldspathique bréchique" qui consiste en de larges fragments de plagioclase, des cristaux de pyroxène et un peu d'olivine noyés dans une matrice à grain fin.

Météorite d'origine lunaire découverte en 2015 en Mauritanie, d'un poids de 788 g en 3 pierres. Elles appartiennent à une chute multiple beaucoup plus importante dont le poids total découvert atteint près de 14,2 Kg !

Ci-contre, plaque polie de 3,53 g (37x35mm)

De gros et violents impacts d'astéroïdes sur la Lune peuvent éjecter du sol lunaire dans l'espace. Et quelques fragments peuvent atteindre la Terre ! Il est extraordinaire de pouvoir posséder du sol lunaire dans sa collection. 

http://meteorites.wustl.edu/lunar/stones/nwa10149.htm

Nwa10172 lunar 4g 2

Martienne NAKHLITE

Nwa10153 0 41 g a
Nwa10153 0 41 g b

Appariée à la NWA10153 de 119g découverte en 2014, c'est une rare météorite d'origine martienne classée Nakhlite.

Fragment de 0,41 g avec sa superbe croûte de fusion noire et fraîche.

Les Nakhlites sont nommées d’après la seule chute observée qui s'est produite à Nakhla. Le 28 juin 1911 à 9h00 du matin, une pluie de météorites s'abat près du village de El-Nakhla en Egypte, à proximité de la ville d'Alexandrie. Les fragments rocheux, qui proviennent de l'explosion d'une seule et même pierre, s'éparpillent sur une zone elliptique de 4,5 kilomètres de longueur. La chute de chaque bolide est marqué par une colonne de fumée blanche. En arrivant au sol, l'un d'eux a mortellement frappé un malheureux chien, qui est ainsi devenu la première victime connue d'une chute de météorites. Environ quarante blocs rocheux (d'un poids total de 10 kilogrammes) seront ramassés. 
 
Les Nakhlites ont un âge de formation assez élevé comparé aux shergottites, environ 1,3 milliard d’années. Composées principalement de clinopyroxène, on pense qu’elles sont des cumulas de la croûte profonde de Mars, même si certaines études avancent actuellement d’autres mécanismes de formation plausibles. Les Nakhlites présentent en outres des traces d’altérations aqueuses, dont certaines relativement récentes (0,7 milliard d’années) qui pourraient nous en apprendre énormément sur les conditions de présence d’eau sur Mars par le passé. Elles renferment, en effet, de nombreux composés salins solubles dans l'eau (chlorure de sodium, carbonate de calcium, sulfate de calcium, sulfate de magnésium). Certains chercheurs estiment que ces sels auraient été déposés par percolation dans les fractures de la roche à partir d'un liquide salin qui proviendrait d'un ancien océan martien.

La météorite CANYON DIABLO (Meteor Crater)

Canyon diablo 2

Tombée il y a 49.000 ans et à l'origine du célèbre Meteor Crater d'Arizona (USA), c'est une météorite de fer et de nickel (type sidérite).

Elle a creusé un gigantesque cratère de 1200 mètres de diamètre et plus de 200 de profondeur.

A l'origine, l'objet qui est entré dans l'atmosphère ne faisait pourtant qu'une trentaine de mètres. Mais il a percuté le sol à 70.000 Km/h !

L'impact a été 150 fois plus puissant que la bombe d'Hiroshima. Dans un rayon de 50 Km, toute forme de vie a été balayée par l'onde de choc thermique.

Au moment de la collision, l'astéroïde de fer s'est désintégré. Une infime partie a toutefois survécu et s'est retrouvée éparpillée aux alentours du cratère. 

Les fragments de fer/nickel que l'on a découvert sont les rescapés de cette terrible collision.

Spécimen complet de 1113 g.

Canyon 3
Canyon 1

CANYON DIABLO

 

Ci-contre, joli petit fragment brut complet de 64,5 grammes et plaque polie de 34 grammes avec figures de Widmenstatten.

La sidérite SIKHOTE ALIN

Sikhote alin 219 g

Le  vers 10h30, des témoins de la cordillère "Sikhote-Alin", en Ex URSS, observèrent un corps plus brillant que le Soleil en provenance du nord et descendant avec un angle de 41°. Entrant dans l'atmosphère à une vitesse de 14 km/s, la météorite commença à se désintégrer. Arrivée à une hauteur de 5,6 km, la plus importante masse a explosé avec violence. L'éclair vif et le choc assourdissant de la chute furent observables dans un rayon de 300 km autour du point d'impact. Une traînée de fumée, d'une longueur estimée à 32 km resta dans le ciel pendant plusieurs heures.​ Près de 30 tonnes de fragments ont été récupérés au sol.

Il s'agit d'une météorite de fer classée sidérite octaédrite IIAB.

Fragment complet déchiqueté typique de 219 g

Pallasite BRAHIN

Brahim 35 7 g
Brahim

Le premier fragment de la météorite BRAHIN a été découvert en 1810 à seulement 400 mètres au nord du village de Ljady, en Biélorussie (Ex URSS).

Il s'agit d'une pallasite, une météorite constituée de cristaux d'olivine noyés dans une matrice de fer.

Coupée en tranche fine, l'olivine est translucide comme un vitrail. Les pallasites sont les plus belles météorites.

Plaque polie de 35 g.

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